Les pieds sur terre – Retrouver le bon sens ou disparaître par Philippe Labre

Le monde végétal, clé du vivant, de la santé et de l’avenir des espèces

Les réponses aux défis climatiques, environnementaux, agroécologiques et sanitaires du XXIe siècle ne viendront pas des techniques industrielles, mais au contraire de leur modération. C’est en respectant la nature et en reconnaissant notre dépendance biologique absolue au règne végétal que nous pourrons éviter l’effondrement. L’auteur propose une réflexion sur les fonctions cruciales des plantes : créer la vie, réguler les écosystèmes et le climat, assurer la dynamique de la santé.

Ce que la nature a mis 500 millions d’années à construire, la biodiversité – la chaîne de production du vivant – l’homme, dernier maillon de la chaîne, est en train de le détruire en quelques décennies seulement.

Alors que nous sommes capables d’envoyer des sondes dans l’espace pour explorer les planètes lointaines, notre compréhension et notre respect pour le phénomène le plus exceptionnel du système solaire, la vie sur la Terre, sont très limités. Il est pourtant essentiel d’intégrer les processus qui créent, régulent et pérennisent la vie ; actuellement, ils sont négligés ou méconnus.

L’artificialisation industrielle, par l’énergie qu’elle requiert, par les produits de synthèse et les déchets non recyclables qu’elle introduit dans les écosystèmes, rompt les collaborations symbiotiques, les équilibres naturels et les cycles qui produisent la vie. L’industrialisation massive est incompatible avec le fonctionnement de la nature, la stabilité du climat et la production du vivant. Les produits de synthèse provoquent aussi des pathologies chroniques ou dégénératives chez l’homme, conséquences des perturbations physiologiques qu’ils induisent dans son organisme.

 

L’importance décisive de la chaîne du vivant, les processus biologiques et écologiques naturels ne sont plus respectés. Ils sont même entravés par les pouvoirs publics, qui imposent des produits artificiels industriels pour l’agriculture et la santé. Les produits de synthèse bioperturbateurs sont omniprésents, alors qu’ils ne devraient être utilisés que de manière complémentaire, quand il n’y a pas de solution naturelle efficace, sûre et durable. Ce qui serait rare si on s’était donné les moyens de les évaluer de manière pertinente et globale.

Méconnaître notre dépendance biologique absolue au végétal ou en entraver l’usage pour favoriser les produits industriels relève d’un aveuglement suicidaire. Le végétal chlorophyllien apparaît comme le créateur de la vie pour l’ensemble du monde vivant, puisqu’il est seul capable de transmuter l’énergie solaire en matière organique, en énergie métabolique, en régulations et en informations biologiques. Nous sommes totalement phyto-dépendants. Il nous faut retrouver le bon sens, respecter la nature et collaborer avec elle, ou disparaître.

Philippe Labre, biologiste de terrain, est vétérinaire conseil et formateur en santé naturelle et en élevage biologique. Il propose une réflexion sur l’importance fonctionnelle de la biodiversité et sur notre dépendance à la chaîne du vivant.

Dans le domaine de la santé, il réhabilite la santé dynamique autonome, c’est-à-dire les processus fonctionnels naturels, méconnus de la médecine officielle, qui permettent souvent d’éviter les médicaments et les antibiotiques en activant, grâce aux plantes physiologiquement actives, notre adaptabilité aux variations du milieu et notre réactivité face aux perturbations et aux agressions.

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